Introduction
Manifesto
L’association webarchivists est née d’une frustration et d’un constat communs à ses fondateurs : voir disparaître du paysage numérique des sites hébergeant du contenu de grande qualité et le constat qu’avec l’avènement du web dit participatif, un volume non négligeable de l’empreinte culturelle et sociale qui résulte de l’activité humaine est en train de de se déplacer et de s’ancrer sur un support nouveau, un support digital, Internet, où sa pérennité n’est absolument pas assurée pour le moment.
Notre association puise ses motivations de cette frustration et de ce constat, il nous apparait urgent de commencer à archiver dés à présent une part du contenu d’Internet ayant été identifié comme présentant un intérêt certain ou bien dont la précarité de la présence en ligne est avérée.
Dans un second temps prendra place un autre volet de la portée que nous entendons donner à notre association : la sensibilisation du grand public à la nécessité de participer activement à la préservation du contenu numérique en vue de le rendre transmissible et accessible aux générations futures. Il nous semble en effet nécessaire d’impliquer les premiers créateurs de contenu en ligne : les internautes eux mêmes. Nous sommes au courant des diverses initiatives internationales qui vont dans le sens de notre projet et nous leur prêtons un grand intérêt.
Pour autant nous pensons que la présence de notre association n’est pas redondante, elle est même tout à fait légitime, pour les raisons suivantes : la première, nous n’avons pas pour but d’être exhaustif , nous pouvons même dire que nous allons éditorialiser notre sauvegarde. Nous expliquons ce choix par un manque de moyens techniques évident (volume de stockage entre autre) et la volonté de pouvoir approcher le public plus facilement en ciblant par exemple des communautés existantes sur Internet (graphistes, cinéphiles, blogueurs). La seconde raison qui a motivé la création de notre association pourrait être résumée par le proverbe suivant : ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières. En effet, si par notre action nous pouvions porter l’intérêt du grand public et des médias sur les initiatives d’envergure plus importante, menées pour beaucoup d’entre elles par des universités et des bibliothèques, cela permettrait probablement à ces dernières d’être dynamisées par des arrivées éventuelles de financements plus importants.
En somme nous pensons que la mémoire et l’histoire sont des problématiques collectives et nous désirons y apporter notre contribution, sous un angle différent que celui adopté par les forces actuellement en présence, afin d’en diversifier le paysage.

